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Les pommes du bocage et des montsLa France du siècle dernier comptait encore des milliers de variétés de pommes. Aujourd’hui, beaucoup de variétés ne sont plus cultivées. Pourtant, en avesnois, dans cette « petite Suisse » proche des Ardennes, les routes sinueuses rusent avec un bocage ponctué de vergers de pommes comptant pas moins de 25 variétés. Dans cet article, nous vous présentons l’histoire de la pomme, l’aspects culinaire et l’aspect santé. La petite histoire de la pommeLe terme « pomme » est apparu dans la langue française en 1080. Il vient du latin populaire poma, mot qui signifie « fruit » et qui a remplacé le malum du latin classique. Ce dernier terme, dont le sens est « mal, mauvais », rend compte des mythes qui abondent dans bon nombre de cultures qui voyaient la pomme comme un symbole de débauche. Les premiers pommiers arrivèrent en Nouvelle-France dans les bagages de Louis Hébert en 1617 mais il faut attendre 1650 pour voir le premier verger planté par les Sulpiciens sur les flancs du Mont-Royal. c’est à la fin du XIXème siècle que la pomme va connaître un essor considérable, avec la création de nombreuses variétés toujours plus savoureuses et adaptées à une large diffusion. Le pommier est aujourd’hui l’arbre fruitier le plus cultivé dans le monde et on ne compte pas moins de 6 000 variétés de pommes. Les gloires de l’époque étaient les Fameuses, les Pommes grises, Bourassa, Golden Russet, Tallman Sweet, Late Strawberry et Blue Permain. Dans le Nord de la France, la Flandre et l’Avesnois sont les secteurs où elle est le plus largement cultivée. A partir des années 50, il y a eu un fort développement de la production de pommes, l’avesnois et plus largement le Nord était le premier département français producteur de pommes accompagnée cependant d’une décroissance de la diversité variétale. Aujourd’hui, certaines variétés de pommes sont en voie de disparition : elles ne sont pas assez rentables. L’Espace Naturel Régional cherche à préserver ces variétés régionales en s’appuyant notamment sur les particuliers, qui les plantent dans leur jardin. L’aspect culinaireLa précoce de Wirvignes, la Reinette de Flandre, la Reinette des Capucins sont bien adaptées aux conditions de climat de notre région. Des pommes, il en existe des rouges, des vertes, des jaunes, agréablement sucrées ou acidulées, croquantes, juteuses... Mais les meilleures pommes sont celles mûries dans l’arbre et qui sont offertes à l’automne. Il est intéressant d’aller les cueillir soi-même chez le pomiculteur ou, à défaut, les acheter au marché. Les fruits doivent être bien fermes. À noter que si les fruits issus de l’agriculture biologique sont souvent moins attrayants, leurs défauts cosmétiques n’entament en rien leur qualité, bien au contraire. La pomme c’est aussi du jus, du cidre et du vinaigre. Le vinaigre de cidre est, en fait, produit avec du jus de pomme. On peut s’en servir partout où le vinaigre de vin est de mise : dans les vinaigrettes, la mayonnaise et les marinades, pour déglacer, etc. Quant au cidre, il s’emploie dans la cuisine tout comme le vin. On pourra également le servir en apéritif, ainsi qu’avec les crêpes, les desserts et du Maroilles avec lequel ils se marient bien. La pomme se consomme aussi bien en compote qui permet d’accompagner les viandes grillées ou d’en faire une sauce mais aussi en brochettes, en salade, en infusion (les pelures), en gelée et le plus incroyable en soupe... L’apect santéLa pomme contient une grande variété d’antioxydants, leur présence est proportionnelle à l’intensité de la couleur de la pelure ; il faut donc consommer le fruit avec sa pelure pour en retirer le maximum de bienfaits. La pomme c’est aussi avant tout une bonne source de vitamines, de minéraux, d’oligo-éléments et de fibres alimentaires. Des chercheurs de l’Université de Cornell (USA), dont l’étude est parue en juin 2000 dans la revue Nature ont mis en évidence les propriétés antioxydantes qui aideraient à prévenir l’oxydation des lipides et de l’ADN, ce qui expliquerait le lien entre la consommation de pommes et un risque réduit de cancers, de maladies cardiovasculaires mais aussi d’asthme qui a été corroboré par une étude sur les liens existant entre le nombre de pommes consommées par semaine et la capacité respiratoire, menée par des chercheurs du Pays de Galles sur 2500 individus durant 5 ans. À noter qu’il ne suffit pas de tomber dans l’excès pour bénéficier des bienfaits car la pomme contient aussi beaucoup de sorbitol et de fructose, des sucres qui peuvent provoquer aussi des gaz, ballonnements et douleurs abdominales. Une pomme par jour est raisonnable pour bénficier des bienfaits. Nos autres articles sur le terroirCulture
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